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Les OPCVM obligataires : l’alternative aux OPCVM monétaires?

Pour investir les excédents de trésorerie de votre entreprise, vous avez fait une croix sur les OPCVM monétaires : la période n’est pas propice à ce genre de placements.

Avec les taux monétaires durablement négatifs, il est très difficile pour un gérant monétaire de réaliser une performance positive.

En fouillant la plaquette de votre banque, vous avez envisagé la proposition suivante de la gamme : les OPCVM obligataires. Faisons le point sur ce placement et son intérêt pour la trésorerie de votre entreprise.

Les principes de gestion d’un OPCVM obligataire

La principale différence entre un OPCVM monétaire et obligataire concerne l’horizon de placement. Un gérant obligataire a le droit d’acheter des titres de maturité supérieure à deux ans, alors qu’un gérant monétaire ne peut aller au-delà.

Cet univers de placement élargi ouvre la porte à un rendement plus élevé, mais également à un risque plus élevé.

Ne vous méprenez pas sur le rendement futur

Les performances passées ne préjugent pas des performances futures : quiconque a déjà étudié un produit financier connaît ce refrain !
Ces dernières années, les performances des OPCVM obligataires ont été exceptionnelles. La baisse de taux a fait grimper le prix des obligations, entraînant une hausse des OPCVM.
Ce sera difficilement reproductible à l’avenir : il faudrait une nouvelle baisse des taux pour permettre une hausse aussi rapide. Le rythme de progression sera probablement bien moindre.

A combien s’attendre ? Tout dépend du risque pris : les fonds obligataires sont nombreux et chacun a ses propres limites de risque.

Deux principaux risques : risque de taux, risque de crédit

1. Le risque de taux

Une obligation détenue jusqu’à a échéance ne présente pas de risque en capital (si l’émetteur la rembourse).
Mais un fonds obligataire fonctionne différemment. Portefeuille d’obligations, il n’a pas de maturité : les intérêts et les remboursements sont constamment réinvestis pour faire croître la valeur du fonds.

Cette différence le rend beaucoup plus sensibles aux mouvements de taux qu’une obligation détenue en direct.

Pour de la gestion de trésorerie, hors de question donc de choisir un fonds investissant sur des obligations de maturités longues : en cas de remontée des taux, ce sont celles qui souffrent le plus.

Pour déterminer cette sensibilité, vous pouvez utiliser l’indicateur fort justement nommé… sensibilité ! Visible dans les rapports mensuels des fonds, il donne l’ordre de grandeur du gain ou de la perte à attendre en cas de baisse (de hausse) des taux. Une sensibilité de 3, c’est un fonds qui perdra 3% si les taux montent de 1%, et vice-versa.

Pour référence, les OPCVM monétaires ont des sensibilités très faibles (autour de 0,25).

2. Le risque de crédit

Plus les obligations détenues dans le portefeuille sont risquées, plus elles rémunèrent.

On décompose la qualité des émetteurs en deux catégories, « Investment grade » (de bonne qualité) et « High Yield » (de qualité moindre, à rendement plus élevé).

Pour investir la trésorerie d’une entreprise, les fonds High Yield ne sont pas adaptés : plus volatils ils augmentent donc le risque d’avoir un cours de retrait inférieur à son cours d’entrée.

Faut-il utiliser des OPCVM obligataires pour la trésorerie de son entreprise ?

Si vous désirez placer votre trésorerie en OPCVM obligataires, il vous faudra d’abord :

  • Une certitude que vos excédents sont réellement des excédents de trésorerie et qu’ils resteront disponibles (sans projet d’investissement, un excédent peut plutôt avoir vocation à être distribué en dividende)
  • Une connaissance de votre horizon de gestion (la durée minimise le risque de perte en capital)
  • La possibilité d’utiliser ce type de produits. Les contraintes peuvent être internes (les statuts ou les règles de gestion autorisent-ils les placements soumis à risque perte en capital ?) ou comptables (les normes IFRS imposent aux placements d’être garantis en capital et liquides à 3 mois pour être considérés comme de la trésorerie).

 

Une fois ces écueils levés, il faudra surveiller votre investissement comme du sur le feu en cas de hausse des taux.

Un dernier conseil : contrôlez attentivement les frais de gestion. Les frais de gestion des OPCVM sont invisibles pour l’investisseur car inclus dans le prix de la part, ils viennent bel et bien réduire le rythme d’appréciation du fonds, voire accentuer sa baisse !

Et si, en période de taux élevés, personne ne s’offusquait lorsqu’un fonds prélevait 0,50% de frais par an, dans la période actuelle cela représente quasiment la totalité du rendement qu’un investisseur peut attendre !

C’est ainsi que nous considérons que, en ce milieu d’année 2017, les OPCVM obligataires sont assez mal adaptés pour placer la trésorerie d’entreprise : leur rapport rendement/risque est insuffisant.

Pourquoi ne pas viser mieux ?

Pour placer de la trésorerie d’entreprise, pensez aux dépôts à terme offrant :

  • Un rendement supérieur, connu à l’avance
  • Une liquidité sans risque de perte en capital
  • Une absence de frais

Ce sont des opportunités ponctuelles pour des montants souvent plafonnés, qui nécessitent opportunisme et réactivité.

Nous pouvons vous faire part des offres actuellement disponibles sur le marché !

www.pandat.fr

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COMMENT FAIRE AVEC MON BANQUIER ?

La relation entre votre PME et votre banque, ou vos banques si vous en avez plusieurs, est essentielle pour vous comme pour vos banquiers. C’est d’abord une relation de partenariat qui vous lie, avec pour objectif commun la pérennité et le développement de votre PME, autour de l’identification des besoins de votre activité et vos projets. La banque vous conseille et s’efforcer de vous apporter des solutions, elle recherche pour vous des services et des financements adaptés, en réponse à vos attentes.CREER LA CONFIANCEVotre relation avec votre banque est d’abord fondée sur la confiance. Vous travaillez avec elle et vous lui confiez l’activité financière de votre PME parce que vous connaissez ses produits et services, qu’ils sont adaptés à votre activité et parce que vous connaissez votre conseiller bancaire et d’autres experts de votre banque.Votre banque a aussi confiance dans votre PME : votre conseiller vous connaît, il comprend votre activité et il partage, avec ses responsables au sein de sa banque, la stratégie que vous conduisez dans votre entreprise. Votre banque vous accompagne dans vos besoins réguliers, dans vos nouveaux projets, et peut-être aussi dans des périodes où l’activité est plus tendue. DIALOGUER ENSEMBLE                                                               Pour que la relation de confiance soit réciproque entre vous et votre banquier, vous devez d’abord échanger ensemble en toute transparence sur votre PME : passer en revue la période écoulée, vos perspectives d’activité, la stratégie poursuivie et les besoins de financement qui peuvent en découler. Votre banque a besoin d’une information claire sur votre entreprise et d’échanger sur votre stratégie afin d’anticiper les réponses possibles. A savoir : si votre PME a plusieurs banques, vous pouvez entretenir ce dialogue en bilatéral avec chacun de vos conseillers ou vous pouvez également les réunir pour croiser les informations disponibles, leurs points de vue et leurs observations. Ces réunions peuvent prendre la forme de « réunions de transparence » souvent utiles pour présenter vos bilans annuels, vos projets à venir et les estimations de financement qui vous seront utiles pour les mener à bien.  ANTICIPER LES PROJETS OU LES DIFFICULTESUne des clés dans votre relation réside aussi dans l’anticipation… Il est plus facile que vous, patron de PME, échangiez en amont avec votre conseiller bancaire sur des opportunités que vous identifiez (développement sur de nouveaux produits ou marchés, opération de croissance externe …) et plus encore si vous rencontrez une quelconque difficulté. Plus tôt vous serez entrés en contact, mieux vous pourrez rechercher des solutions ensemble ; la panoplie de ces solutions sera aussi plus étendue. Attention : en cas de difficultés, dissimuler la réalité à son banquier ou essayer de « gagner du temps » n’est général pas bénéfique. En effet, vous vous empêchez alors de rechercher des solutions viables : cela contribue à détériorer les relations. Le dialogue avec votre banquier s’appuie sur la communication de données fiables : vous avez besoin dans la gestion de votre PME de clarté pour savoir où vous allez. Votre banque doit aussi avoir accès à des données réalistes sur votre entreprise, son activité et ses perspectives, pour adapter ses réponses possible en termes de financement.Différents tableaux de bord sur votre PME qui feront l’objet d’échanges : plan de financement, trésorerie, prévisionnels[1]… Ces éléments peuvent être préparés avec vos conseils (comme votre expert comptables). Ils serviront lors des entretiens de suivi réguliers entre votre banque et votre PME, ainsi qu’en appui des demandes de financement. A savoir : Au-delà des données sur l’entreprise, l’entretien avec votre banquier peut se dérouler « in situ » dans votre PME. Vous pourrez utilement détailler les spécificités de l’entreprise, de votre secteur d’activité ou encore des profils de clientèle sélectionnés. Votre banquier aura aussi une vision plus transparente et pratique.  GERER LES DESACCORDS Comme pour toute relation (celles avec vos clients, vos fournisseurs, les autres entreprises de votre secteur…), les différences de vues sont toujours possibles entre vous et votre banquier. En premier lieu, il faut essayer de vous rencontrer au plus vite et exposer les points de vue afin de rechercher la meilleure solution avec votre conseiller. Si les points de vue divergent toujours, vous pouvez demander à rencontrer un autre responsable de votre banque ou contacter le service de relation clientèle.  A savoir : Si votre entreprise a un besoin de financement que vous n’avez pas obtenu par votre banque et que vous jugez votre démarche légitime, vous avez la possibilité de solliciter l’intervention de la médiation du crédit aux entreprises, en déposant une demande depuis le site internet : www.mediateurducredit.fr. Ce dispositif, créé fin 2008, permet de rechercher des solutions possibles aux difficultés de trésorerie et de financement des entreprises et des PME, avec les médiateurs nationaux et départementaux et la participation active des banques, qui ont nommé des correspondants dans chacun des leurs réseaux. En 2015, la médiation du crédit aux entreprises, avec les banques, a permis de rechercher des solutions de financement pour un peu plus de 2 000 entreprises avec un taux de réussite de 2 sur 3. en savoir plus : www.aveclespme.fr 

Prêts et Crédits Impôts

Bpifrance est le principal acteur public du financement des entreprises. Le prêt sans caution ni garanties personnelles est son principal mode d'intervention pour le financement du développement des PME et TPE.   Bpifrance peut soutenir les investissements des sociétés en développement via le Contrat de développement. Ce prêt permet de financer les dépenses immatérielles liées à un investissement immobilier ou matériel. Le Prêt à long ou moyen terme concerne toute sorte d'entreprise, ayant un projet d'investissement. Contrairement au contrat de développement (qui a une durée de 6 ans), sa durée peut aller jusqu'à 15 ans. Le Prêt Croissance de Bpifrance soutient les projets d'investissements ou de croissance externe. Il finance les dépenses immatérielles et matérielles liées à cette croissance. Ce prêt a une durée de 7 ans. Le Prêt SOFIRED-PME Défense intervient pour les PME travaillant pour le secteur de la défense, ou celles situées sur les territoires touchés par les restructurations de la Défense. Ce prêt finance les projets de développement ou de croissance externe. Il a également une durée de 7 ans. Tous ces prêts interviennent en complément d'un prêt bancaire classique.     En complément a été mis en place le Crédit d'Impôt Compétitivité et Emploi. Le CICE (Crédit d'Impôt Compétitivité et Emploi) est destiné à financer la compétitivité des entreprises. Il soutient les efforts en matière d'investissement, de recherche, d'innovation, de formation, de recrutement, de prospection de nouveaux marchés, de transition écologique et énergétique, et de reconstitution de leurs fonds de roulement. Le CICE est calculé en fonction des rémunérations annuelles des salariés de l'entreprise.     Pour en savoir plus sur les aides auxquelles les TPE et PME peuvent accéder, rendez-vous ici.     Source : www.les-aides.fr  

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