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Etapes clés pour ouvrir sa Franchise en France

Quelles sont les étapes clés pour ouvrir sa franchise en France ?



Afin de vous lancer sereinement dans l'ouverture de la franchise en France, nous vous proposons de suivre notre check-list. L'idée est de programmer les tâches et de les boucler idéalement dans les 18 mois à venir !

 

  1. Savoir ce qu'est la franchise


Beaucoup se font une idée plus ou moins exacte de ce qu'est la franchise en France. Pourtant, il est primordial d'en connaître les tenants et les aboutissants. Par définition, la franchise est un modèle de développement en réseau qui s'appuie sur un contrat en collaboration entre deux entités (le franchiseur et son franchisé).
 
Pour aller plus loin, ouvrez votre agenda et participez aux séminaires de formation de la Fédération Française de la Franchise (et autres forums, rencontres, salons, etc.), consultez les ouvrages spécialisés dans le domaine, organisez des entretiens et rencontres avec des personnes compétentes et concernées de près par le monde de la franchise. Le but est d'avoir une bonne connaissance globale de la création d'entreprise en franchise et d'anticiper les étapes suivantes (business plan, statuts juridiques, financement, etc.).

  1. Dresser un bilan personnel et professionnel


Devenir son propre patron peut laisser rêveur... Mais cette décision présente quelques ombres au tableau. Elle va influencer votre vie ainsi que celle de votre entourage proche. En dehors de l'aspect financier, il faudra vous impliquer dans le projet et faire preuve d'une forte motivation personnelle.

Faire un bilan personnel et professionnel va vous permettre de répondre à certaines questions : êtes-vous prêt à vous lancer dans l'aventure ? Quelles sont vos qualités et vos compétences pour réussir au mieux ? Avez-vous le bon profil pour manager une équipe ? Avez-vous la fibre commerciale ? Êtes-vous capable de démarrer une entreprise ? Quelles sont vos réelles aspirations ? Quelles sont vos faiblesses ? Etc.

Pour faire simple, il existe quatre exigences minimales requises :
- Le courage : le parcours d'un entrepreneur est parfois solitaire et incompris par l'entourage. Entreprendre n'est pas un chemin facile à suivre. Écoutez votre bon sens et assurez-vous d'avoir toutes les données en main.
- L'engagement : Il sera question de travailler sans compter ses heures, dès le début de l'activité !
- L'argent : Mieux vaut avoir les ressources adéquates pour lancer votre entreprise. Vous pourrez trouver des financements (auprès des banquiers, investisseurs ou gouvernements), vendre des actifs contre de l'argent, obtenir un prêt ou une subvention, etc. Il est important de bien évaluer vos moyens financiers avant de vous lancer !
- La chance : Créez votre propre chance en contrôlant la manière dont les choses avancent et les opportunités que vous trouverez en chemin !

  1. Choisir votre secteur d'activité et faire l'état des lieux


Les secteurs d'activité en franchises ne manquent pas : il y en a pour tous les goûts et toutes les qualifications : services, vente, savoir-faire manuels, conception... Mais pour faire le bon choix, il vaut mieux connaître vos compétences professionnelles et personnelles ainsi que vos aspirations actuelles. N'oubliez pas que certains métiers requièrent des diplômes officiels ou des compétences techniques spécifiques. Par exemple, être coiffeur ou professionnel du soin et de la santé ne s'improvise pas ! Il faudra donc faire le choix selon le milieu que vous maîtrisez le mieux afin de ne pas vous trouver dans l'incapacité d'exercer votre métier.
A noter : cette étape peut également vous mener vers une reconversion professionnelle ! C'est l'occasion d'y réfléchir.

Enfin, il faudra dresser une étude de marché et prendre la température du secteur : déterminer le marché potentiel selon la localisation, évaluer la concurrence, vérifier la rentabilité du projet, identifier l'utilité et le positionnement du produit ou du service, trouver votre nouvel argument clé de vente, sonder les atouts du territoire français ou étranger, etc. De cette manière, vous aurez déjà une idée du futur emplacement de votre entreprise. 

  1. Trouver le bon franchiseur


Une fois que vous aurez trouvé le bon secteur d'activité, il faudra ensuite choisir le bon réseau en fonction de la qualité des produits ou des services, sa rentabilité, l'originalité du concept, la formation initiale et continue, le respect du savoir-faire, l'innovation régulière du franchiseur, la communication dans le réseau, l'animation et la communauté des franchisés, etc.

Pour savoir si vous faites le bon choix, il est recommandé de ne pas se limiter à un seul franchiseur. N'hésitez pas à en sélectionner plusieurs, à vérifier les sources sur internet, à les rencontrer lors des salons professionnels, à lire les revues de presse, à vous rendre dans les bonnes associations, etc. Il est aussi intéressant de lire les avis en ligne et de récupérer quelques témoignages en interne afin de prendre la température du réseau.

  1. Faire un bilan prévisionnel


Avant de se lancer, il faudra soupeser la faisabilité de votre projet et imaginer le retour sur investissement. La création du budget prévisionnel est là pour vous éclairer. Ce dernier peut être monté avec l'aide d'un comptable ou d'un conseiller juridique afin de ne pas vous tromper dans vos calculs et anticipations (celles-ci se font sur les trois prochaines années idéalement).

Cette étape peut être divisée en trois parties :
- L'hypothèse haute : si tout se réalise pour le mieux ;

- L'hypothèse médiane : qui reprend les mêmes chiffres que l'hypothèse haute, avec 20 % en moins ;
- L'hypothèse basse : qui reprend les mêmes chiffres que l'hypothèse haute, avec 50 % en moins.

Dans l'idéal, l'hypothèse basse doit rester rentable ou du moins vous permettre de couvrir les charges de votre exercice (il est question alors d'atteindre le « seuil de rentabilité »).

 

6.Trouver les financements complémentaires

 

A l'issue du bilan prévisionnel, vous serez en mesure de connaître le montant minimum à fournir pour ouvrir votre franchise. Celui-ci est généralement assuré en partie par votre apport personnel mais également par l'aide fournie par les organismes bancaires ou bien par les dispositifs d'aide aux créateurs. Certes, le financement est la partie épineuse du projet car elle s'avère être difficile avec la conjoncture économique actuelle, mais elle s'avère essentielle pour la suite de votre projet.

7.Trouver le local et le statut juridique


La partie « étude de marché » vous aura probablement déjà ouvert les yeux concernant la zone de localisation de votre entreprise. Cette étape peut se faire par prospection personnelle ou auprès des agences spécialisées. Elle doit aussi entrer en concordance avec votre élaboration budgétaire !

Si vous optez pour un commerce, un restaurant ou un bar, l'emplacement doit être accessible et de préférence à proximité d'autres commerces (tout en veillant à la concurrence). Si vous optez pour une entreprise de bureaux ou de production, le sujet de la localisation s'avérera moins délicat.
A noter : lorsqu'une adresse est enfin trouvée, elle doit être validée par le franchiseur qui décide de l'adéquation des locaux avec l'activité.

Dans un second temps, vous devrez opter pour le bon statut juridique. Tout dépendra du type de votre entreprise, de comment vous souhaitez la voir évoluer, quels risques vous seriez prêts à prendre, quel est le statut du dirigeant, etc.

Enregistrez-vous comme :
- Auto-entrepreneur dans un premier temps afin de tester votre activité ;
- EI, EIRL ou EURL : si vous souhaitez rester un indépendant ;
- SARL, SAS ou SA : si vous avez des associés.

  1. Signer le contrat de franchise


Le contrat de franchise est l'une des dernières étapes de votre projet : il apparaît lorsque tout est bouclé. Ce contrat est là pour afficher clairement la limite et les contours de la relation franchiseur/franchisé. Il donne des éclaircissements sur la transmission du savoir-faire, les clauses de confidentialité, l'assistance, les droits d'entrées, la formation, etc. Il s'agit d'un document très important qu'il vous faudra éplucher et connaître sur le bout des doigts !

Vérifiez les clauses qui peuvent être pénalisantes pour le franchisé : la clause de non-concurrence, d'exclusivité territoriale, d'exclusivité d'approvisionnement, etc. N'hésitez pas à vous faire aider par un professionnel spécialisé dans ce type de contrat afin d'en connaître tous les aspects !

Ainsi, vous connaissez désormais toutes les étapes nécessaires pour vous lancer dans le projet de toute une vie : ouvrir sa franchise en France ! 




Ce contenu a été rédigé par notre partenaire Toute la Franchise

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Il est recommandé de faire apparaître la journée de solidarité sur le bulletin de paye pour prouver qu'elle a bien été effectuée. À noter que ce principe de non-rémunération ne s'applique pas aux salariés exclus du champ de la mensualisation : travailleurs temporaires, saisonniers ou intermittents.   ATTENTION L'accomplissement de la journée de solidarité ne peut pas entraîner un dépassement de la durée hebdomadaire maximale absolue de travail (c'est-à-dire 48 heures).   Le salarié peut-il refuser de travailler ? La journée de solidarité ne modifie pas le contrat de travail. Le salarié ne peut donc pas refuser de l'effectuer. Lorsqu’elle est fixée un jour férié précédemment chômé pour lequel le salarié aurait normalement été rémunéré par l’effet de la mensualisation, son absence ce jour-là pour grève ou pour un autre motif autorise l’employeur à pratiquer une retenue sur salaire [Cass. soc., 16 janv. 2008, n° 06-42.327 ; Cass. soc., 7 avr. 2010, n° 08-40.658]. Si le salarié vient de changer d'employeur et qu'il a déjà accompli sa journée de solidarité pour l'année en cours, son refus ne constitue ni une faute ni un motif de licenciement. S'il accepte de travailler, les heures effectuées doivent lui être payées, s'imputent sur le contingent et ouvrent droit à contrepartie obligatoire en repos [C. trav., art. L. 3133-12].   Qu'en est-il pour les salariés à temps partiel ? Pour ces salariés, la limite de sept heures est réduite proportionnellement à la durée de travail. Par exemple, un salarié qui travaille 20 heures par semaine n'est tenu d'effectuer que 4 heures de travail : 7 h x 20/35. Les salariés qui travaillent chez plusieurs employeurs doivent effectuer chez chacun d'eux une journée de solidarité au prorata de leur durée contractuelle.

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